Le coach Idy Cissokho est promu directeur technique de la section basketball du Jaraaf, en plus d’être le coach de l’équipe féminine.

Un Jaraaf « new look » désormais, les choses ne se feront plus comme avant. La section basket-ball est bien structurée. La Direction technique a aussi un nouveau patron en l’occurrence Idy Cissokho, qui remplace l’emblématique Amadou Courbaly dit «Pa Coulou».

Un poste qu’il va cumuler avec celui de coach de l’équipe féminine en National 1. Le challenge est d’insuffler une dynamique positive au club. Ce qui excite le technicien promu. «J’ai toujours voulu relever des défis. J’ai laissé mes empreintes partout où je suis passé à Pikine,BC, SIBAC et particulièrement à SEED Academy ainsi que CNEPS Excellence. C’est d’ailleurs ces plates-formes que je vais essayer de mettre en place au Jaraaf».

Pour y parvenir, Idy Cissokho sait pouvoir compter sur un encadrement administratif engagé avec «le manager général Abdoulaye Ndiaye, qui esttrès actif. Il est en train de faire un bon boulot en posant des actes importants». Avant de souligner: «Il y a une équipe dirigeante de qualité dans laquelle émargent d’anciennes joueuses du club comme Ngoné Kane, Néné Diack, Badiène Barry, MamaAwaDiagne… En plus de ceux qui était là à l’image de Omar Sonko ou Younouss Diagne. Ce que je vois en ce moment est différent de ce que j’avais trouvé la saison dernière. Cette structuration aura sans doute un impact sur le plan sportif. Les techniciens et les pratiquants se sentent entourés de per-
sonnes responsables». «Se focaliser sur la formation pour produire des talents».

Mais à partir du moment où les moyens financiers sont limités, la section basketball du Jaraaf va retourner à ce qui faisait sa réputation : la formation. L’objectif du nouveau directeur technique est ainsi de réussir à faire de la formation médinoise un grenier de joueurs et joueuses talentueux. Comme dans le passé avec Ngalou Paye (ancienne Lionne), Malèye Ndoye (ex capitaine des Lions), Issa Konaré (ancien Lion) Astou Ndour (internationale espagnole) et tant d’autres.

«Le Jaraaf est un club formateur. Aujourd’hui, les circonstances font qu’on est obligé de se focaliser sur cela afin de préparer une relève sur laquelle l’équipe fanion pourra s’appuyer», dit Idy Cissokho, qui se veut un «formateur avant d’être entraîneur».

En effet, il a participé à l’encadrement de certains dansl’actuelle génération de Lions et Lionnes : Gorgui Dieng (NBA), Youssou Ndoye (France), Thierno Ibrahima Niang (AS Douane), Fatou Babou Diagne (NCAA États-Unis), Elma Kinta Malou (France)…

Avec le Jaraaf, le projet est clair : il s’agit de créer une école de basketball et de monter des équipes de petites catégories. Et pour cela, «tous les techniciens du club doivent se retrouver, travailler ensemble pour le rayonnement du Jaraaf dans l’élite nationale. La Direction technique ne va pas tarder à organiser une rencontre pour que nous puissions réfléchir, discuter et poser les jalons en vue de redorer le blason du club».

Un championnat à poule unique est la meilleure formule.

Dans cette perspective, la saison 2019-2020 servira de transition.

«On croyait pouvoir continuer dans la lancée de ce qui a été fait quand on a pris l’équipe féminine au cours de l’exercice écoulé. Mais avec les départs enregistrés à des postes clés (la meneuse Fatou Bintou Thiam (DUC) ainsi que les intérieures Bébé Sarr (ASCVD) et Mame Borso Diallo parti en France), ce n’est pas facile. On est obligé de reconstruire. En essayant de miser sur les jeunes qu’on a pour bâtir quelque chose de solide d’ici les deux prochaines années.

On ne peut connaître autant de pertes et prétendre jouer les premiers rôles. Jouer le maintien, c’est ce qu’on peut espérer», indique le coach et DT Idy Cissokho.

Les «Vert-Blanc» qui ont repris les entraînements, il y a trois semaines, risquent de ne pas être au top pour la journée inaugurale du National 1 féminin prévue le 8 février prochain. De ce fait, un report serait le bienvenu. «Ça peut être une bonne chose. D’autant que le délai est trop court», souligne Idy Cissokho. Avant de lancer : «Il faut qu’on ait l’habitude de commencer tôt les compétitions.

Début novembre au plus tard, on doit pouvoir jouer. Ce qui fait qu’on aura tout le temps de dérouler.
Surtout dans un championnat à poule unique. La saison passée, on a constaté que ça a été très bénéfique pour les équipes. C’est la meilleure formule».

Également nommé sélectionneur adjoint des U25 féminins, le DT du Jaraaf «remercie le DTN Moustapha Gaye et la Fédération pour cette confiance».

Publié par le quotidien « Stades » le 29 janvier 2020

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